Utopia archipel
Et l'énigme subsistera tant que nous ne verrons pas que le véritable produit économique du processus économique n'est pas un flux matériel de déchets mais un flux immatériel: la joie de vivre. Nicholas Georgescu-Roegen, La décroissance
jeudi, novembre 13, 2008
Combien de crises avant de comprendre ?
L'hypothétique lecteur assidu de ce blog (et je sais qu'il n'existe pas pour l'heure) serait en droit de se demander pourquoi je n'ai pas pris la peine de rédiger le moindre billet durant le démarrage de la "grande" crise que nous connaissons. Et bien, si ce lecteur existe je me permetrais de lui répondre simplement que je n'en avais plus rien à faire et que je n'avais plus envie d'écire sur le sujet, ni sur aucun autre à part quelques poèmes.
C'est ce type d'attitude, résignée, qui est pourtant particlièrement néfaste. En effet, c'est de la lassitude que nait l'habitude à l'asservissement. Il est nécessaire d'agir au quotidien, par n'importe quel biais pour ne pas mourrir idéologiquement, écraser entre deux pubs pour la playstation 3 et la Wii.
Mais revenons au titre de l'article, combien de crises avant de comprendre qu'il n'existe pas d'autre voie pour la survie de l'humanité que de convenir d'un développement contenu et équitable de notre civilisation. Le fait est que le capitalisme est aujourd'hui seul sur le devant de la scène, avec pour seul opposant de taille, l'islam radical. Il n'ya pas d'alternative, il n'y a rien qui soit apte à transcendre les nations et les clivages pour aporter une contradiction nouvelle. Or il y a urgence à agir, la répétition des crises nous entraine, sans que nous en soyons encore conscient, vers une déliquessence totale du tissu social, prélude à un affrontement dévastateur dont nous n'avons pas encore idée aujourd'hui. Les batailles de demain seront celles de la faim et du contrôle de l'eau.
L'humanité avance comme un enfant abusant de ses jouets et ne comprenant que trop tard que les dommages sont irréparables. Seulement nous ne sommes pas gouverner que par des enfants capricieux (enfin si peut être après tout) ? Je ne comprends pas pourquoi on ne prend pas le temps de plus exposer les idées de fonds, la survie de l'espèce, l'avenir de nos enfants. Il ne faut pas avoir peur de bousculer la ménagère planter devant la star'ac.
Chaque génération conditionne la vie de la génération suivante. Il serait temps que l'être humain surpasse son état de prédateur primitif (en costume à wall street) pour comprendre les enjeux certains.
Peut être est-ce une limitation de notre espèce, nous ne sommes pas capables de pouvoir faire preuve de bon-sens et de rationalité. Peut être est-ce un défaut lié à notre espérance de vie et au cycle de la vie en lui même : nous ne vivons peut être pas assez longtemps pour atteindre une sagesse suffisante pour nous comporter en adulte sur notre terre ; l'éducation atteint-elle ses limites à chaque génération, ne pouvant délivrer le sur-humain ? Ou bien peut être que la réponse est à chercher effectivement dans le cycle de la vie : on est jeune et ambitieux, on s'installe dans la vie et on veut profiter, on devient fianallement vieux et on veut que rien ne change. Sachant que la proportion de jeune dans les sociétés du "nord" tend à se réduire, on peut craindre le prie...
Combien de crises avant de comprendre ? Je ne sais pas, certainement encore beaucoup d'autres, qui trouveront encore leurs racines sur la misère et l'exploitation et dont l'amplification et la généralisation sera attisé par la cupidité et la bétise.
Il faut avoir la foi pour rester optimiste, mais la foi en quoi ?
mercredi, octobre 15, 2008
Pour toi
à ses dorures cisellées, étincellantes,
elle ne sont qu'un fragile vernis qui s'écaille,
au fond d'un palais poussiereux.
Je ne crois pas à la chance,
à cet espoir intense pour une fois concrétisé,
ce n'est qu'un leurre médiatique,
un mythe qui sonne creux.
Je ne crois pas à l'amour,
à l'éternité de la passion dévorante,
rien ne résiste au quotidien,
sinon l'habitude et les convenances.
Je ne crois pas à la vie,
à la magnificence de son utilité,
l'humanité disparaitra,
il ne restera rien, pas une réminiscence.
Mais lorsque je te vois, le doute m'envahit.
mardi, octobre 14, 2008
15 ans plus tard
Les jours disparaissent au creux d'une intense naïveté,
Je meurs de prendre conscience de mon infinitésimalité.
De savoir que quels que soit mes gestes ou ma volonté
Je resterais en deça de ce que j'ai a donné.
La vie s'enfuit, au galop depuis le berceau,
Nous serons bientôt tous de simples disparus
Passagers au sein d'une tempête d'inéquité
Reste les joies de l'instant qu'on savoure qu'en y repensant,
Reste les sombres monologues de la conscience,
et la douleur qui décharge dans nos tréfonds
Puis demain viendra, mais nous ne serons plus là.
Améthyste
sa maîtresse dévouée, transpercée,
par les flèches d'un cupidon mal intentionné,
git-ici dans un linceul de remords
et meure la fleure avant d'éclore.
Améthyste pleure son ami,
celui qui au petit matin revient,
constatant l'amer inhumain
et caresse d'une douce main,
cette maîtresse mal aiguillée
à la recherche d'un bonheur imaculé.
Améthyste pleure des larmes glacées,
le pendentif où elle est retenue,
lui interdit de trahir l'ingénue,
mais cette âme qui la faisait briller
s'est tout à coup cristallisé,
elle ne sera plus le bijou préféré.
vendredi, avril 25, 2008
Pourquoi le parti socialiste, le parti communiste, les verts et tous les partis d'extrême gauche doivent mourir ?
Alors qu'en fait, tout apparaît dans une étonnante simplicité, ce qu'il y a de fondamentalement commun entre les hommes c'est l'eau, l'air, le sol qu'ils foulent ce sont ces mers et ces océans qu'ils polluent. Le véritable avenir de la gauche c'est de faire une synthèse de ce qui est important aujourd'hui, et croyez-moi, tout se joue dans le rapport que l'homme entends entretenir avec son environnement. Les rouages de l'économie capitalistique peuvent être bouleversés par des actions nouvelles.
L'actualité nous montre comment le gouvernement actuel entend lutter contre la hausse des prix : en couvrant le territoire de supermarché ! En multipliant la concurrence on fera baissé les prix ! Tel est le nouvel adage de notre brillante élite. C'est sans compter que la multiplication des enseignes ne résoudra en rien les problèmes de marges imposées aux producteurs, que ceux-ci dépités continueront à produire sans enthousiasme des produits qui deviennent chaque jour plus fades. C'est sans compter sur le fait que le maintien des prix bas entraîne les délocalisations de certaines productions pour que le consommateur soit "gagnant". Il sera peut être chômeur mais il pourra acheter son grill-pain à 5 € fabriqué en Chine donc en exploitant son prochain. Bien entendu, il n'est pas fait mention du traitement urbain horrible de nos entrées de ville, où chaque nouvelle enseigne vient un peu plus pourrir le paysage.
Ce que nos dirigeants sont sots.
Alors que faire ? On peut à cet instant se retourner vers la gauche et son sinistre néant, nos oreilles n'auront pas à souffrir la moindre décibel. L'électroencéphalogramme reste plat.
Oui que faire puisque certain me jugeront plus habile à démolir les uns et les autres sans rien proposer de concret. Et bien sur cette question de la grande distribution la réponse réside une fois encore dans les mains des citoyens, qu'ils soient consommateurs ou producteurs. Celui qui consomme exécute un acte politique. On est ce que l'on mange. On pourrait dire ici on est ce que l'on achète et où on l'achète.
La création de structure, d'entreprise citoyenne, chargé de vendre directement les produits des producteurs est promise à un bel avenir. En effet, il est évident que si les producteurs sont en lien plus directe avec le consommateur et qu'il ne sont pas écrasés par le poids des intermédiaires - ici la grande distribution - un marché gagant-gagnant peu s'instituer. Ces entreprises, dont le capital serait détenu par des citoyens pourraient faire le lien entre les groupements de producteurs -faisant appel à la confédération paysanne ou tel autre syndicat agricole - pour permettre un lien du producteur au consommateur. La création de grande aire de vente, dont la périodicité et les emplacements seraient à étudier au mieux (zone proche des transits en fret issu du rail, à la périodicité proche de celle du marché). Elle serait le prolongement des initiatives quelques fois organisées par des producteurs pour faire des opérations vérité sur les prix. Bien entendu on ne peut pas de but en blanc se substituer à la grande distribution pour tous les produits, alors il faut faire un choix et comme vous l'aurez compris, il s'agit de se centrer sur la vente de produits alimentaires. Il faut également faire comprendre au consommateur-citoyen que l'on ne peut pas manger n'importe quelle denrée tout au longe de l'année sans en payer le prix. Alors au delà des prix bas des fraise de février, il faut que nous comprenons que ce que nous ne payons pas directement nous le payons indirectement par un usage trop prononcé des matières premières à haute entropie. Je ne reviendrais pas ici sur le problème inhérent au capitalisme de la fausse détermination des prix puisque cela est traité dans d'autres articles.
Pour ceux qui trouve ces idées insensées, rappelons ici que nous sommes sur le blog d'utopia mais que sans utopie, sans science-fiction, il n'est point de transformation radicale. S'il n'y a pas le rêve, il n'y a pas cette envie de changer le monde.
Nous ne parviendrons pas à nous sauver nous même si nous ne prenons pas les choses en main ici et maintenant. Les générations futures risquent fort de nous considérer aussi lamentablement que nous considérons la société qui autorisait l'esclavagisme ou la torture. C'est pourtant ce que nous nous imposons et ce, consciemment.
Pour en revenir au titre de cet article, pourquoi l'ensemble des partis de la gauche française doivent aujourd'hui disparaitre ? Parce qu'ils doivent, et c'est un besoin impératif, fusionner tous ensemble pour donner naissance à une seule et même force. Parce que l'écologie politique est la défense de nos bien communs et qu'aujourd'hui appartenir aux idées de progrès, soubassements du socialisme, c'est d'abord promouvoir le vivre ensemble, aujourd'hui et sur cette terre. Tous nos intérêts sont intimement liés dans le soucis de recherche d'une harmonie entre l'homme et son environnement.
mardi, avril 22, 2008
Poèmes du soir
j'aimerais que la lumière jaillisse en halots sur les sots,
le temps d'un éclair que le monde oublie ses guerres,
laissant la consternation faire place à la comtemplation.
Je regrette mes instants de faiblesse,
où mon esprit avili s'enquierent de ces fesses
que m'offre à mon regard,
les filles des boulevards
Le monde est ainsi sot, implacablement beau,
inassouvi de trop, de classiques inégaux,
sur les franges de l'oubli on reste assoupi,
attendant la mort comme un dernier sport.
J'aimerais troquer ma haine, ma hargne, mes rengaines,
Pour donner le meilleurs de mes humeurs,
pour flirter un instant avec autre chose que le néant,
participer à la défense du mieux, loin d'un avenir miteux.
Tu traverses la vie comme tu traverses une rue,
sans jetter de regards obliques, sans conscience lubrique,
à peine à tu poser le premier pied que tu es soudain harrassé,
la mort t'attend : traverse ton Styx et implore ton fix.
Jamais plus de volonté propre, de cauchemard personnel,
tu avances dans les couloirs du métro, sans rire ni cerveau,
ta destinée est banale derrière tes rêves trop bancals
tu finiras par pleurer de ne point t'avoir aimé.
jeudi, avril 17, 2008
Pour une action politique du quotidien
mardi, mars 11, 2008
Programme pour 2012
Du point de vue démocratique :
- Limiter le nombre de mandats des élus à 3 que ce soit sur le plan local ou sur le plan national. Il ne serait plus alors possible de mener une vie de politicien professionnel. La politique se trouverait régénérer par cette obligation de changement de personne. Une seule exception serait possible au terme de ces trois mandat, se présenter à l'éléction présidentielle et faire deux mandats dans le meilleur des cas.
- Redonner le pouvoir au parlement et limiter les pouvoirs du président. Nous ne sommes plus aujourd'hui en âge d'avoir à subir le fait du prince. Les gens sont suffisament à même de se pencher sur les problèmes qui les concernent et de se référés à leurs élus, si tant est que ceux-ci ne soient plus des investis obligatoires mais de véritables citoyens.
- Elargir les possibilités de voir débattues certaines questions en relançant l'idée de référendum d'initiative populaire. Si une question est portée par un nombre significatif de personnes (1,2 ou 3 Millions je ne sais pas aujourd'hui où placer le curseur) elle devra être débattue par référendum.
Il faut également dans ce champs trouver les moyens d'élargir le débat aux citoyens en permettant la multiplication à titre expérimentale de l'assemblée souveraine, où chaque citoyen serait sont propre représentant. Imaginons un vote sur un projet de loi qui serait assis sur la base de 20, 30 ou 40 millions de votants. La technique moderne de communication nous permet aujourd'hui de pouvoir tester cela.
D'un point de vue économique
- rejetter l'idée que la "croissance" est le seul sésame de notre salut. Il faut transformer notre modéle économique pour qu'une meilleur régulation du système capitaliste permette un développement harmonieux.
- Instaurer une véritée sur les prix en incluant dans ceux-ci la totalité de leur composante et notamment le coût de traitement des objets et de la polution générée. Instaurer une taxe carbonne/équité sociale pour permettre une juste apprécaition du prix entre un produit fabriquer par des salariés vivant dans un pays respectueux des droits sociaux, humains et écologiques et un produit fabriquer dans une dictature méprisant ces même droits.
- Se dégager de la dépendance aux énergies fossiles et engager la révolution énergétique. Cela inclu l'interdiction à l'horizon de 8 ans d'utiliser les énergies fossiles dans les voitures. Cela implique la sortie du nucléaire à l'horizon de 30 ans. Cela implique enfin une politique volontariste de recherche sur les nouvelles formes de production d'énergie issue de source renouvelable (éolien, solaire).
Cette dernière remarque implique l'engagement d'une véritable révolution. Il s'agit pour l'état de garder la main sur les entreprises énergétiques (EDF et GDF) et de former une nouvelle entreprise publique de production et de distribution d'énergie. Une planification avancée de la production d'unités de production éolien ou solaire (notamment la création de champs éolien en mer) devra être opérée à grande échelle. Ces unitées de production sous contrôle plus ou moins direct de l'état devront premettre de mobiliser toutes les énergies autour d'un projet commun : chercheurs, jeunes, chômeurs de toutes origines et de tous quartiers.
samedi, février 23, 2008
De quoi Sarkozy est-il le nom ?
Je me suis donc rué vers le livre dont il était fait référence. Un petit ouvrage, mais quel ouvrage. Tout mes opinions y était défendues, et non pas par n'importe quel crétin, mais un professeur de philosophie de l'école normale supérieur, reconnu au dela même de l'hexagone.
Comme vous pouvez ou pourrez le constater, les titres de mes articles antérieurs traitent de l'obligation de croire en l'hypothèse communiste, mais dénoncent également -à mon humble niveau- la transcendantale petainiste décrite par BADIOU.
Alors de quoi Sarkozy est-il le nom ? Si vous n'avez pas pris soin de lire l'ouvrage je vous renvoi vers cette page : http://www.relectures.org/spip.php?article4
Pour en savoir plus sur l'auteur, vers son Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Badiou
Pour résumer, notre système démocratique est en fait intrinsèquement lié au système capitaliste et "propose" à ces citoyens-élécteurs un non-choix récurrent entre la peur (La droite représentée par notre minable président) et la peur de cette peur (La gauche lénifiante qui n'a pour seul programme la peur sucitée par la droite). Ce non-choix conduit de manière systématique à reproduire dans le fond un système invariable, capitalistique, exploitant les plus pauvres pour profiter aux plus riches. La gauche ne mettant que quelques artifices pour faire passer la pillule. Petit apparté à ce stade : ne pensez-vous pas que la gauche soit plus à même de mener la politique la plus antisociale qui soit ? Regardez les exemples passés...
Ce qui change aujourd'hui avec l'arrivé de l'homme au look de "cadre moyen d'une banque de second rang" aux plus hautes fonctions c'est la résurgence de ce que BADIOU appelle le petainisme transcendental. Cet état de médiocrité dépressive qui pousse les français à chercher de mauvais réponses à de vrais problèmes, en se livrant à la peur et permettant tous les abus : peur des étrangers, peurs des autres cultures, peur du lendemain. C'est bien sur le fondement de ces peurs que se construit un état répressif autorisant par des lois des actes qui apparaisaient il y a encore vingt ans comme impossibles. Notons à cet endroit la dernière folie du minable président : la rétention de sureté pour que les criminels ayant purgé leur peine ne puisse plus ressortir (pourquoi alors leur donner une peine, autant enfermer les concernés -dont il suffira d'élargir les critères de choix- ad vitam). Nos députés -garant de la volonté populaire- ont accepté ce principe au motif qu'il était déjà appliqué dans d'autres pays, notammment en Allemagne où le décret date de novembre 1933 et est signé d'Adolf Hitler en personne. Mais cette anecdote nous permet de rebondir sur l'effet de mimétisme et la loi du nombre. BADIOU pose ainsi la question de savoir si le suffrage universel doit être respecté indépendament des effers qu'il produit ? Reprenant l'exemple des majorités ayant porté Hitler ou Pétain au pouvoir, l'auteur se permet d'en douter. Et au dela de la question du nombre et du fait qu'il ne soit plus aujourd'hui admis de critiquer le suffrage universel à moins de passer pour le dernier des fascistes, posons-nous la question de savoir si les germes du fascisme ne sont pas déjà dans l'appareil d'état qui nous impose le vote. Car si cet appareil contrôle ce qui peut être voté, il n'y pas de liberté. Et force est de constater qu'il n'y a aujourd'hui plus de liberté.
Nous sommes dans un système proche de l'ancien régime, où les castes dominantes se reproduisent en circuits fermés : politiciens, fils et filles de politiciens, acteurs, fils et filles d'acteurs, de chanteurs, etc....
Comme je l'avais déjà effleuré dans un de mes derniers billets, la question de l'indaptation du contrat social bicentenaire et du blanc-sein systématiquement donné aux élus doit être débattue. Je pense que tout système à même de promouvoir le "chemin vertueux" aura pour première tâche de s'occuper de l'organistaion du pouvoir politique. Imagnons ainsi un monde où il ne soit possible que d'exercer que deux mandats, pour quelle que fonction que ce soit (un mandat de maire et un autre de président et hop, la retraite du milieu politique du point de vue du mandat éléctif). Imaginez l'obligation de renouvellement et les changements que cela produiraient ! Ainsi mourrerait l'élu professionnel et pourait vivre un système politique citoyen.
Cela n'est pas aborder par BADIOU qui s'attache à démonter la mécanique de la démocratie capitaliste en vue de défendre l'hypothèse communsite.
Pour en revenir à l'édito de Libération, je pense que nous n'avions pas du lire le même ouvrage, il n'y a aucune nostalgie d'un retour aux expériences communsites du XXe siècle. Il n'y a aucune attaque contre la démocratie, dans le sens noble du terme, mais il y a bien des attaques contre ces démocraties fantoches qui sont les notres.
lundi, février 04, 2008
Eclats de vers
Un néon, un réverbère,
Penché sur un monde adultère,
S'éfface les pensées répétées,
Tous ces mots, toutes ces idées
Que j'ai moi même crées.
S'ouvrir à la vie,
Ses joies, ses folies,
Etre à nouveau séduit
Atteindre cette aube éphémère,
Qui surgit parfois,
Du fond d'un verre,
Cette Chimère,
Que j'entends parfois murmurer.
Le temps qui s'écoule,
Les rimes, les rythmes, la foule
Enfin pleurer tout son saoul,
Se dévêtir chaque jour,
Croire que toujours
Se succèdera sans détour
Comme un éclat de verre en pleine lumière
Avec ce sang qui coule à terre,
Je suis un passé qui se perds.
mercredi, novembre 28, 2007
Pour un nouveau manifeste du parti communiste
vendredi, mai 11, 2007
La Z-machine et l'énergie de fusion
Par Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au Cnrs
La gestion de l'énergie, au niveau national et planétaire, est un thème important de la politique de tous les états. Nicolas Hulot se positionne comme " fer de lance " de cette action de sensibilisation écologique en insistant sur une évolution climatique qui semble bien se dessiner et s'accélérer. Ce discours renvoie immédiatement aux modes de production de l'énergie. J'ai lu son ouvrage. Malheureureusement, en dehors de prôner une politique d'économie, de lutte contre le gaspillage, "d'austérité énergétique" on ne trouve dans les quelques pages qu'il consacre au sujet, en matière de formules alternatives, que les classiques recours à l'éolien et au solaire. Nicolas Hulot est parfaitement conscient, ce faisant, du fait que ces solutions alternatives sont à la fois très coûteuses et relativement peu efficaces, en comparaison du prix du kilowatt-heure issu d'une production pétrolière. Un coût par ailleurs brut, calculé sans se soucier des retombées, de la dépollution afférante. Je pense que notre pays devrait créer un pôle de recherche sur toutes les nouvelles formules pour produire de l'énergie. Ce genre d'activité mériterait une section du ministère de la recherche et de la technologie. Dans cette optique je voudrais pouvoir exposer à des militants compétents les possibilités offertes par la fusion a-neutronique, ou faiblement neutronique. Je m'explique. Pour tout un chacun, la fusion c'est exclusivement celle du mélange des deux isotopes lourds de l'hydrogène : le deutérium et le tritium, qui produit des neutrons, lesquels "activent les structures environnantes". Le professeur Gilles de Genne a pour sa part fortement mis en doute le fait que le système supraconducteur assurant la magnétisation, dans Iter, puisse résister aux effets d'un bombardement neutronique imparable. Il y a cela, plus le refroidissement du plasma par arrachement de noyaux lourds à la paroi, etc... On sait de longue date qu'il existe des réactions de fusion qui ne génèrent pas de neutrons, telles la réaction Lithium7 + hydrogène H1, donnant deux noyaux d'hélium, ou Bore11 plus hydrogèneH1 donnant trois noyaux d'hélium. La première s'amorce à une température de 500 millions de degrés, la seconde à un milliard de degrés. Cette seconde filière n'avait jamais été envisagées jusqu'à ce jour, du fait de la température qu'on doit créer, qui semblait relever de la ... science-fiction. La filière Lithium hydrogène est utilisée depuis les années cinquante dans ... les bombes à hydrogène. Au coeur d'une explosion thermonucléaire règne donc une température de l'ordre de 500 millions de degrés. C'est aussi la température d'ignition de la réaction, qui est obtenue en focalisant le flux de rayons X produit par une bombe A, faisant office d'allumette, de détonateur. Mais on est loin, ici, d'applications industrielles. La réaction deutérium tritium s'amorce à 100 millions de degrés. C'est ce qui a été obtenu pendant quelques secondes dans le Tokamak anglais de Culham (figure ci-contre), ce résultat servant de point d'appui au dispendieux et très problématique projet Iter. Avec une telle formule il serait totalement exclu d'envisager ce type de fonctionnement en continu, à la manière d'une chaudière, aux température requises pour les filières Li- H et B-H ( respectivement 500 millions et un milliard de degrés )
Il faudrait opter pour un fonctionnement impulsionnel.
Or ce passage du fonctionnement continu au fonctionnement impulsionnel a déjà été opéré avec succès dans notre technologie et s'est avéré si efficace que l'ancienne formule a aussitôt été abandonnée. Ca n'est autre que cette mutation technologique qui a fait passer l'humanité du stade de la machine à vapeur à celui du moteur à explosion. C'est donc dans la logique technico-scientifique. Et si je devais qualifier le projet Iter de manière critique, outre tous les problèmes technico-scientifiques non résolus qu'il charrie, c'est d'être " la machine à vapeur du troisième millénaire ". Il serait beaucoup plus profitable et logique de pouvoir envisager un fonctionnement du style "moteur à explosion", avec des excursions en température plus importantes, qui permettraient d'opter pour des réactions de fusion non-polluantes et pratiquement exempte de radioactivité, comme celles évoquées plus haut ;
un nucléaire sans radioactivité ni pollution !
Les spécialistes qui se sont penchés sur cette questions concluent tous que la meilleure réaction serait la réaction bore-hydrogène B-H. Si cette réaction est totalement a-neutronique, il existe des réaction parasites afférentes, secondaires qui produisent quand même des neutrons, et il en est de même pour la réaction lithium-hydrogène. Mais cette production est beaucoup moins importante que dans la filière deutérium-tritium. En comparaison, elle est infime. On peut la qualifier de "quasi-aneutronique".
On voit donc poindre une nouvelle formule : celle d'une générateur à fusion, impulsionnel.
1 - On comprime un mélange Bore hydrogène- Des réactions de fusion dégagent de l'énergie- Il se crée un plasma sous très forte température, qui entre en expansion
Voilà le schéma de principe, connu de longue date. Le compresseur est de type MHD. Cela signifie qu'on injecte un très fort courant électrique, de plusieurs dizaines de millions d'ampères dans un système, également connu de longue date, qu'on appelle un "liner", qui tend à imploser selon son axe sous l'action des forces de Laplace. Pourrait-on parvenir à atteindre une température d'un milliard de degrés avec un tel système ? La réponse positive a été apportée par une équipe américaine en 2005, travail publié en février 2006 par le professeur Haines, directeur du laboratoire de physique des plasmas de l'Imperial College de Cambridge. Ce résultat était .. totalement inattendu.(ci-après, la Z-machine américain du laboratoire Sandia, Nouveau Mexique. Diamètre : 30 mètres ).
Au laboratoire Sandia, Nouveau Mexique, les élèves de Gérold Yonas, pionnier dans les années soixante dix en matière de hautes puissances électriques pulsées, ont construit ce qu'on appelle une " Z-machine". Pourquoi ce nom ? Parce qu'on comprime un plasma "selon l'axe OZ". Le schéma est d'une simplicité absolue. On fait passer plusieurs dizaines de millions d'ampères dans un ensemble conducteur de forme cylindrique (selon les génératrices du cylindre). Cette puissance doit être injectée pendant un temps inférieur au temps d'implosion, de l'ordre de 100 nanosecondes. Mais cette technique, maîtrisée de longue date, ne pose aucun problème. Cette nappe de courant crée un champ magnétique. La combinaison du courant éléctrique I et du champ magnétique B donne des forces de Laplace dirigées selon l'axe, qui tendent à faire se précipiter les atomes du métal constituant ce "liner" vers l'axe.
C'est là qu'interviennent les terribles instabilités MHD. Si le liner est un simple cylindre ( de cuivre ou d'aluminium ) il est impossible de maintenir la régularité de la nappe de courant. Au résultat, ça n'est plus un cylindre de plasma qui implose, mais un objet de plus en plus distordu, gauchi, en proie aux "contorsions" dues à la naissance de ces instabilités magnétohydrodynamique (dont je suis spécialiste). Tout cela est connu et a été mis en évidence expérimentalement depuis les années soixante dix, et même avant. Si l'implosion n'est pas régulière, la montée en température s'en ressent bien évidemment. L'équipe de Yonas, conduite par Chris Deeney, avait donc abandonné l'idée de découvrir là une filière alternative pour la fusion. Les températures visées étaient plus modestes : entre un et dix millions de degrés seulement. La Z-machine américaine était donc conçue comme un puissant générateur de rayons X, destiné à vérifier l'efficacité du durcissement de têtes nucléaires. Jusqu'à ce que survienne un évènement totalement imprévu. Pour essayer de conserve l'axisymétrie du liner le plus longtemps possible l'équipe de Chris Deeney imagina de remplacer le cylindre de cuivre par un ensemble de 240 fils en inox, d'un diamètre de l'ordre du micron. Pour fixer les idées un tel "liner à fils" fait 8 cm de diamètre et cinq de haut. Dans les expériences menées en 2005 l'intensité totale injectée était de 18 millions d'ampères et le temps de décharge de 100 nanosecondes. A la surprise générale, les fils de métal ne se sont pas instantanément volatilisés mais se sont au contraire sublimés "relativement lentement" ( ce "relativement lentement" se chiffrant en dizaines de nanosecondes ). Le liner a pu ainsi être transformé en un cordon de plasma extrêmement chaud, d'un millimètre et demi de diamètre. Tout cela a été mesuré. Une mesure de température, fiable, a également été effectuée, en se fondant sur le phénomène d'élargissement des raies par effet Doppler. Les résultats, parfaitement reproductibles, ont plongé les expérimentateurs dans la stupeur et l'incrédulité.
Température atteinte : 3,7 milliards de degrés !
C'est donc 3,7 fois la température d'ignition du mélange Bore-hydrogène ( un milliard de degrés ), 7 fois celle qui règne au coeur des bombes à hydrogène ( 20 500 millions de degrés ), 37 fois celle visée par Iter ( 100 millions de degrés ), 180 fois celle qui règne au coeur du soleil ( 20 millions de degrés ). Les Américains mettront en batterie en 2007 un nouvel appareil, nommé ZR, où les intensités électriques atteindront dès le premier tir 27 millions d'ampères. Le défi technico-scientifique est considérable. En effet rien ne s'oppose à ce que des températures encore plus élevées puissent être atteintes avec ce type de machine. Il n'est pas impossible que des machines de ce genre, où les températures finales croissent comme le carré de l'intensité électrique injectée, puissent atteindre un jour celles qui règnent au coeur des supernovae : 1000 milliards de degrés. La percée réalisé par les laboratoires Sandia ouvre donc la possibilité de déboucher sur des systèmes produisant de l'énergie " par fusion pure ", qui ont évidemment au premier chef des applications militaires à travers des nouvelles bombes à fusion n'ayant pas besoin d'un détonateur à fission, d'une "bombe A" pour amorcer les réactions. . Une technologie terriblement "proliférante". Les Américains, les Russes et différents autres pays travaillent activement sur cette nouvelle génération de ... bombes propres ! Des bombes, non seulement miniaturisables ( les fameux "mini-nukes" ) mais également "furtives", sans "signature nucléaire". D'où un intérêt forcené au plan stratégique. Comment produire les fortes intensités électriques requises ? Réponse : avec des explosifs, selon des techniques initiées par les Russes dès les années cinquante. J'ai donné depuis février 2006 force explications à ce sujet dans mon site et je serais prêt à reprendre toutes ces questions avec des gens de votre équipe pour la présidentielle 2007, suffisamment compétents pour que se noue un dialogue. J'ai également dialogué avec des gens ayant une grande expérience en matière de fusion (des ... anciens des bombes ). Un programme de recherche a été construit, budgeté à hauteur de ... 50 millions d'euros. En effet ces recherches, en comparaison des projets pharaoniques que sont Iter et Mégajoule s'avèrent incroyablement bon marché ( 200 fois moins chères que le projet Iter ). Autour d'une " Z - machine française " il faudrait rassembler 50 personnes, physiciens, ingénieurs, techniciens. C'est au-delà d'une recherche de type universitaire mais très en deçà de la moindre dépense militaire ou de la grande industrie. Au passage, pour des raisons que je pourrais détailler face à de bons physiciens, ce projet représente une porte ouverte vers des recherches en physique fondamentale qui représentent une voie jusqu'ici totalement inconnue : celle de plasmas bitempératures, hors d'équilibre, où la température ionique est cent fois supérieure à celle des électrons ! Ces recherches représentent un vaste bouquet de ... thèses de doctorat. Il est impossible, au-delà des applications de production d'énergie électrique, que de telles recherches sur les milieux hyperdenses et hyperchauds ne soient pas riches de retombées variées. Le simple souci de lancer en France des recherches fondamentales en physique de pointe, novatrices, justifierait le montage d'un tel projet, qui devrait immédiatement prendre une envergure une échelle européenne et même internationale ( dans le cadre d'une action plus générale, touchant à toutes les technologies alternatives, qui pourrait s'inscrire dans un projet planétaire : "énergie sans frontières" ) . En aucun cas cela ne serait de l'argent perdu puisque les Français seraient au minimum assurés de retrouver les résultats américains. Précisons au passage que les Français disposent de toutes les compétences requises pour donner corps très rapidement à un tel projet. La France possède sa propre " Z-machine", l’ECR ( militaire, située à Gramat, dans le Lot). Mais celle-ci est trop peu puissante pour obtenir une percée comparable à celle opérée par l'équipe de Deeney ( la machine française produit 4 millions d'ampères contre 18 pour celle du laboratoire Sandia ). Mes efforts de sensibilisation, sur dix mois, ont commencé à provoquer un début d'écho... chez les militaires français, qui se moquent évidemment éperdument de la production d'électricité. Une réunion a été prévue au SGDN ( Service général de la défense nationale ). La préoccupation de l'armée serait alors de classer au plus vite de telles recherches sous le sceau du secret défense, étant donnée l'évidente possibilité d'émergence de technologies proliférantes. De par les derniers échos que j'ai, la politique serait " plutôt que de risquer de voir se développer, via des applications civiles, des technologies sensibles proliférantes mieux vaut... ne rien faire du tout".
C'est le "attendons de voir", français, classique. Comme il y a 25 ans en MHD
Selon moi, en se polarisant sur les applications et les risques d'ordre stratégiques on est simplement... hors sujet. Un pays qui opterait pour le développement intensif d'armes thermonucléaires à fusion pure, sous le couvert du secret défense, au lieu de se poser en leader en matière d'investigations sur de nouvelles filières de production d'énergie électrique, ne ferait que rejoindre la vaste imbécilité planétaire. Un projet de Z-machine à visées civiles est non seulement envisageable mais urgent. Cela ne veut pas dire que le deux-temps à fusion soit immédiatement à portée de main. Il reste un certain chemin à faire, ne serait-ce que pour permettre à des réactions de fusion de démarrer et de s'entretenir après que cette température d'ignition ait été atteinte ( conditions de Lawson pour ce type de confinement, inertiel ). Si les Français démarraient un tel projet, celui-ci devrait en même temps faire école dans les différents pays européens, et même dans tous les pays du monde avec une conjugaison des compétences et un partage du savoir, sans restriction, dans une optique :
Energie sans Frontières
De plus il est difficilement envisageable de laisser des pays comme les USA ( et la Russie, la Chine, très avancés en matière de MHD ) se lancer seuls dans cette nouvelle voie, dans une optique hélas orientée vers la production de nouvelles armes, sans qu'aucun pays ne réagisse. Actuellement, les lobby Iter et Mégajoule voient d'un très mauvais oeil l'émergence possible d'une telle filière "outsider". Ils exercent une pression, visiblement efficace, sur les médias scientifiques et même sur des groupes de scientifiques pour que cette question soit passée sous silence. Ce phénomène ne concerne pas seulement la France mais tous les pays concernés par le projet Iter, et ils sont nombreux.
jeudi, mai 03, 2007
Pour une autre religion
lundi, avril 30, 2007
Information, Réaction, Médiation...
Seulement aujourd'hui le politique a parfaitement intégré la dimension médiatique dans la course aux ambitions. Nous ne sommes plus dans une ère d'amateurs mais de professionnels, l'image de l'homme politique est un produit qu'il faut vendre. Pour cela chaque camps s'emploie à utiliser des "spin-doctors", ces conseillers en communication qui doivent travailler sur l'image, en réaction instantanée à l'évènement.
Nicolas Sarkozy en voiture
envoyé par prochoix
Médiateur_0002
envoyé par domish
En descendant du plateau, je discute quelques secondes avec Gilles Leclerc qui semble pressé et qui, me dis-je, doit faire ça dans le soucis de l'image de la chaîne et qui s'en passerait bien. Il me dit que Royal a laissé trop le champs libre à son adversaire, qu'ils avaient mis plus de moyen sur elle. On parle des feux rouges, il me dit qu'il n'avait pas remarqué. Il semble intéressé, on se quitte là, enfin pas tout à fait, démaquillage oblige.
lundi, avril 23, 2007
L'ascenseur spatial
| Source ESA voir aussi le wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ascenseur_spatial Tours orbitales et ascenseurs spatiaux |
La tour orbitale apparaît dans la littérature d'anticipation dès la fin du XIXe siècle. Le seul matériau suffisamment résistant pour offrir la stabilité mécanique nécessaire à une telle réalisation serait constitué par les nanotubes de carbone. Une autre propriété de ce matériau également utile dans ce cas est sa conductivité, de nature à fournir une production d'énergie notable si la tour est mise en orbite autour d'une planète présentant un champ magnétique d'échelle globale. En 1895, le savant russe Konstantin Tsiolkovsky sentit germer l'idée d'une tour orbitale en contemplant la Tour Eiffel à Paris. Il voulait percher à l'extrémité d'un câble formant tige un "château céleste" gravitant autour de la Terre sur orbite géosynchrone. Eriger un tel édifice depuis le sol semblait toutefois une tâche impossible (bien que certains groupes parlent encore des volcans comme source possible d'ascenseur spatial). Il a fallu attendre 1960 pour qu'un autre savant russe, Y.N. Artsutanov, propose de procéder autrement. Dans son livre "Dreams of Earth and Sky", Artsutanov suggère de construire la tour en partant d'un satellite géosynchrone. En faisant jouer un système de contrepoids, le câble serait abaissé de l'orbite géosynchrone jusqu'à la surface de la Terre, le contrepoids lui-même se déployant en sens opposé, de l'autre côté du satellite. Neuf ans après Artsutanov, un physicien américain dénommé Jérôme Pearson conçoit une section effilée plus appropriée à l'édification de la tour. Il suggère un contrepoids qui s'étirerait lentement jusqu'à une distance de 144 000 kilomètres (la moitié de la distance de la Terre à la Lune) en même temps que se construirait la section inférieure de la tour. Son analyse prend en compte les perturbations dues à l'effet gravitationnel de la Lune, aux vents et au déplacement des charges utiles dans leur noria le long du câble. Avec la navette spatiale, il faudrait 24 000 voyages pour transporter les matériaux requis pour cette construction, malgré la possibilité d'en hisser une partie le long de la tour une fois lancé au sol un premier toron de résistance minimale. Plus tard, Pearson réfléchit à la construction d'une tour sur la Lune. Selon ses calculs, le centre de gravité devrait se situer aux points de Lagrange L1 ou L2, points de stabilité particuliers où s'équilibrent les forces gravitationnel les qui s'exercent sur deux corps en orbite. La longueur de câble requise est de 291 901 km pour le point L1 et de 525 724 km pour le point L2. Si l'on considère que la distance de la Terre à la Lune est de 351 000 km, cela fait une longueur de câble appréciable dont le matériau serait à rassembler et la fabrication à exécuter sur la Lune. Encore plusieurs années plus tard, Arthur C. Clarke popularise cette idée dans son roman "Fountains of Paradise" (Les Fontaines du Paradis), publié en 1979. Selon la technique proposée par Clarke, le système élévateur est obtenu en établissant une liaison rigide entre un point de l'orbite géostationnaire et la surface de la planète. Le problème fondamental des décennies passées était l'absence de tout matériau connu capable de résister aux forces de traction mécaniques de nature à tout arracher. Les avancées récentes dans le domaine des nanostructures à molécules de carbone semblent indiquer que les propriétés physiques requises soient aujourd'hui à notre portée, ouvrant ainsi des possibilités de réduction radicale du coût de l'accès à l'espace. Le système de transport se composerait d'une série de "cabines" se déplaçant le long de l'élévateur spatial pour être ensuite largu ées sur l'orbite géostationnaire. Une stratégie possible pour mener à bien cette construction pourrait consister à mettre à poste sur une orbite stable autour de notre planète un astéroïde de chondrite carbonée. Des machines automatiques traiteraient ensuite les matériaux à la source et se mettraient à produire un câble comme une araignée son fil. Des années plus tard, ce câble parvenant au sol établirait la jonction entre la surface de la planète et l'orbite géostationnaire. Un certain nombre de problèmes se posent- mis à part le coût, la difficulté de déplacer l'astéroïde (n'aurait-il que quelques kilomètres de diamètre) et l'absence de machines automatiques - parmi lesquels on citera les effets de friction dynamique entre le câble et les vents de la haute atmosphère terrestre et l'attraction gravitationnelle p ériodique de la Lune. Tirer un câble de la Terre jusqu'en orbite présente des difficultés diverses que les nanotubes de carbone seuls ne permettent pas de résoudre. Si résistants et si légers soient-ils, ces matériaux n'ont pas encore été incorporés à des plastiques supportant effectivement des efforts importants. On pourrait craindre notamment que la résistance offerte par un tel plastique (comme le Kevlar) soit unidirectionnelle et que celui-ci ne soit plus aussi solide qu'on pourrait l'espérer s'il est utilisé sous forme de corde. Un deuxième défi à relever serait celui que pose la mécanique céleste pour la solution prônée par Clarke, les marées lunaires et solaires n' étant pas sans effet sur une telle construction. L'étude détaillée qu'a récemment effectuée la NASA sur l'idée de l'ascenseur spatial a conclu que, d'ici une cinquantaine d'années, ce mode de transport peu onéreux vers l'orbite géostationnaire pourrait éventuellement devenir réalité et abaisser de façon spectaculaire le coût de l'accès à l'espace. |
lundi, avril 16, 2007
Vous reprendrez bien un peu de Vichy ?
Comment en est-on arrivé là? Peut être devrions nous lancer la première thérapie de groupe à échelle nationale.
Sarkozy ou Royal, où le royal Sarkozy deviendrait la reine du bal d'une durée de cinq année... Quelque chose a du foirer en cours de route, c'est collectivement qu'est la fausse route, à rebours de l'évolution mais en mettant à mal le psyché de la nation.
Et quelle nation, souvent orgueilleuse, toujours agaçante ; celle de Jaurès -décidément à la mode- de De Gaulle, Clémenceau ou Napoléon...
Je pense qu'il faut le dire, aussi simplement que possible, effectuer un constat lucide : la France s'apprête à laisser le destin collectif dans les mains d'un dangereux mégalomane, à une personne si avide de son propre pouvoir qu'il ne cherche qu'à l'asseoir et l'étendre pour satisfaire son besoin de domination.
Cet homme est mauvais autant que nuisible; il n'hésite pas jouer avec le feu ce Prométhé intéressé. Il se contrefiche de savoir que la détention du pouvoir nécessite un désintéressement de l'idée même de pouvoir.
Il n'est pas capable de penser à l'intérêt collectif tant son ego avide lui interdit de détourner les yeux du prisme par lequel il se voit regarder et diriger le monde.
Est-il plus mauvais qu'un autre ? Probablement oui tant on le sent dévoré par son feu intérieur, qu'on le sent pyromane, suicidaire, et s'il n'apparaît pas dépressif, il est à lui seul anxiogène. On l'imagine à la recherche de nos peurs, cherchant à nous y enfermer dans de petits schémas qu'il griffonne à bout de bras, en trépignant de rage.
La moindre critique, le moindre défi le renvoi, en privé, à son niveau préféré, celui de l'insulte, de l'outrage et de l'incorrection, visible jusque dans ces tiques quand il déborde du cadre de l'image, qu'il avait pourtant pris soin de travailler.
Parce qu'il connaît les "puissants" il se croit lui même intéressant mais il reste transparent.
Non vraiment ça ne passe pas.
Ministère, Immigration, Nation, tout cela raisonne d'un mauvais ton. C'est sûrement biologique chez moi, mais je supporte pas l'intolérance et le conservatisme stupide.
Demain se construit ensemble, non pas en agitant des peurs mais au contraire en faisant son possible pour apaiser les tensions, calmer les douleurs, faire tomber la barrière des fausses différences. Permettre aux gens d'espérer, de croire, de voir, d'avoir la sensation de vivre un instant privilégié : de créer du rêve, car c'est cela le ciment de la cohésion sociale.
Du rêve mais pas du cauchemar. De ces rêves moites et agités, pesant, où l'on se sait surveillé et où l'on finit par brusquement s'éveiller, en sueur, en proie à de violentes douleurs, dans l'estomac et un peu plus bas.
Vous reprendrez bien un peu de Vichy ?
mardi, avril 10, 2007
En promo
les soldes de l'esprit,
ce soir : moitié prix,
pas de désirs
pas de merci,
on rentre chargé,
on entasse l'imondice,
a un pour le prix de dix,
consomme,
consume,
ta terre est ton clope,
ton égo une salope,
tu t'es tant fourvoyé,
se laissant lassé
de toutes les beautés,
tu te plies,
tu te ronges,
au rabais sont tes songes,
demain journée extraordinaire,
pour le banquier imaginaire
tout est gratuit,
mais ils te diront détruit,
toi le simple produit
aux avantages déduits.
Le Grand National
jeudi, janvier 11, 2007
Question de survie
C'est une question de choix.
Il ne s'agit pas de l'attendre ;
Il s'agit de l'atteindre."
William Jennings BRYAN
Cette citation reflète une de mes plus intimes convictions.
Je repense à cette phrase et je ne peux m'empêcher de voir cet attentisme décadent qu’est l'attitude actuelle de la société occidentale. Au niveau politique, une caste gouvernante opère une gestion du quotidien, sans ambition et sans succès. Au niveau des individus, on sent monter une lente et douloureuse sensation de mal-être. Et si la société dans son ensemble devenait dépressive ?Un manque d'assurance et d'envies, une peur de se confronter aux autres (pour leur raconter quoi ?), voila ce que je sens vibrer quotidiennement dans les couloirs du métro. Au travers de la violence et des atrocités télévisuelles, les jours se ressemblent, de plus en plus mornes. On s'offusque de la désintégration du lien communautaire, de sa conséquence avec la montée des replis identitaires, mais on ne fait que voir, voir et revoir. On a même inventé la téléréalité pour pouvoir se délecter de l'ordinaire et s'en satisfaire.
Et bien si les français sont des vaux, pour reprendre à la fois Napoléon Bonaparte ou De Gaulle, je pense pour ma part que notre petite patrie a pour l’heure l’envergure universaliste qu’elle a toujours su cultiver, avec toute la suffisance qui nous est unanimement attribuée.
Le monde de demain reste à faire, il se construira par un développement de la nature humaine et passera inévitablement par l’éducation de la collectivité. Il ne s’agit pas d’un savoir théorique absolu, mais d’une certaine harmonie collective, d’une autre manière de concevoir la vie. Cette façon de vivre ou philosophie est bien le mode de vie de la civilisation culturelle de demain. Mais quels sont alors les buts à atteindre, les objectifs de ce nouveau contrat social qui unira tous les êtres humains ?
La conception de l’espace – environnement spatial- de l’individu est selon moi fonction des moyens de communication. Du simple village au pays, de la région à la nation, nous arrivons au stade non pas ultime, mais le dernier de notre horizon terrestre.
Comme les routes et le chemin de fer, Internet à révolutionné la perception des hommes de leur environnement proche. La conception des problèmes devient globale. Mondialisation, globalisation, je dirais simple évolution.
Alors qu’une fois que tout le monde aura fait son petit constat des enjeux de la mondialisation, restera encore à savoir quels sont les enjeux fondamentaux, et quelles sont les réponses à apporter.
En premier point, l’environnement, c’est un sujet « très en vogue » ; plus personne n’oserait encore aujourd’hui se voiler la face quant aux risques qui nous menacent.
Pour ma part, je me permettrais d’émettre l’idée que l’objectif principal doit être la survie de l’espèce. On ne se sent pourtant pas menacé. C’est pourtant le cas. Les grandes évolutions fondamentales dont je parle auront lieu car entrera en jeu l’instinct de survie. A moins que l’homme ne se comporte pas mieux qu’un virus destructeur, et finalement suicidaire.
Il est assez facilement prédictible que l’humanité va devoir opérer une transformation rapide pour prendre en charge son avenir non plus immédiat mais lointain. Nous devons parvenir à comprendre que notre vie terrestre aura une influence sur la destinée de l’espèce ; qui aujourd’hui s’en soucis ?
Une nouvelle gouvernance mondiale, un nouveau contrat social, la lumière dans l’humidité sombre de la caverne. La recherche du bien, du bien-être, pour ne plus voir que l’être. Mais…
A long terme nous seront tous morts…
Alors il faut commencer à se fixer des objectifs en considérant la réalité du monde et, revenant à ma première idée, bâtir une société autour d’un projet, et ne pas attendre les sommets de la passivité.
Il faut considérer les enjeux du futurs, quels sont-ils : énergie, matière première, espace, culture, tous les ingrédients nécessaire à la survie de l’espèce. Et bien si l’on considère que la recherche des trois premiers éléments nous porte au-delà de l’enveloppe de notre chère planète, tout en étant possiblement générateur de culture, nous devons nous tourner vers les étoiles.
Science-fiction, illuminations, ou simplement raison.
Comme nous ne parviendrons qu’à une véritable gouvernance mondiale, dont l’objectif serait de favoriser l’établissement humain (ou cultiver le bien être et pas le bien naître…) qu’après de nombreux stade, il faut se fixer des objectifs à l’horizon de notre génération. Comme le placement d’une brique dans la construction de l’espèce, et parvenir à obtenir la meilleure brique possible avec les moyens qui sont les nôtres, et pour une fois seulement, jouer au jeu du profit, pour tous.
Nikolaï KARDASHEV, astronome soviétique, a créer une classification des sociétés en différents degré de développement (0,1,2 et 3). La socitété de type 1 est dans cette échelle une civilisation planétaire, au niveau de la prise de conscience de son environnement et des rapports humain nécessaires à celle-ci. Le type 2 est atteint lorsque le niveau de développement s'étend à l'échelle d'un système solaire. Le type 3 est un stade ultime où la civilastion devient immortelle, interplanétaire.
mardi, novembre 21, 2006
Un voyage
Je vois des flots,
Inlassables et perturbants,
Des visages, des figures,
Haletants sans allure.
De la promiscuité forcée,
Je garde des séquelles,
de ceux ou celles,
A qui je me suis accolé.
Enserré, pressuré,
Un paysage morne défile
Et moi, fixement isolé,
Simple carte au milieu de la pile
La sueur sur mon front,
Ces gouttes qui coulent,
Je les essuie d'un revers,
Oubliant mes travers.
Le voyage dure plus que de raison,
Jeune au départ,Mort à l'arrivée,
Carcasse que l'on expulse,D'un simple coup de pied.
Le temps d'une station,
Le temps d'une vie,
Le crissement sinistre de la fermeture des portes
Et de la terre jetée sur la bière..
lundi, novembre 20, 2006
Au fondement il y a le Don
Ces deux phrases d'Alain Caillé dans le chapitre consacré au Don dans le Dictionnaire de l'autre économie traduisent pour moi quelque chose d'essentiel, le fondement de la société humaine repose sur le Don et tous les aspects émotionnels qui lui sont liés ; accepter de perdre définitivement et de recevoir peut-être et quelque part savoir accepter de lier sa vie aux autres.Le climat nécessaire au Don est lié à la prédominance d'Eros dans le contexte général. Le savoir vivre ensemble, le ciment nécessaire au maintien de la cohésion sociale, la vraie, pas celle sortie des cabinets ministériels, est directement relié au Don, dans une relation symbiotique cyclique où alternent beau temps et tempêtes. Alors comment susciter l'engrenage du système vertueux ? Et si l'économie n'avait pas déjà tenté de remédier à des états de crise en utilisant le Don comme point de départ à une ère de développement donc de joie de vivre. La relance de type keynésienne participe de cette idée de départ : injectons (donnons) de l'argent dans le système économique et instinctivement nous aurons en retour, mais sans qu'il ne soit posé de condition au départ, la réciprocité du Don. C'est dans ce climat apaisé que l'homme est capable d'actions civilisatrices, de faire progresser la culture et d'améliorer son sort.Alors pourquoi ces échecs, pourquoi a-t-on renvoyé aux oubliettes de l'histoire les thérapeutiques économiques de Keynes ? Si on peut parler d'échec, de quoi parle-t-on, de ne pas avoir réussi à enrayer la crise de 1929 et d'éviter la seconde guerre mondiale, ou de ne pas avoir eu les effets escomptés lors de la relance française de 1981 ? Pour ma part, au lieu de voir des échecs, je vois des réactions qui ont pour but de répondre à des sociétés en périls, sombrant dans le chaos et l'aberration, des tentatives pour résoudre par des actes culturels des problématiques qui ne se soldent souvent que dans la violence. Ce ne sont pourtant que de semi-succès car au-delà de la possession matérielle, la joie de vivre nécessite une âme, un rêve, un projet. De ces idéaux qui nous guident collectivement, loin des projets sauvages et médiocres, vers une chose aussi simple que le bonheur. Cela parait si futile, si enfantin, si naïf mais honnêtement...Il est tout de même nécessaire de penser à ce qu'il peut être fait rapidement, à l'échelle d'une génération, car à long terme nous serons tous mort, d'autant plus que nous contribuons à accélérer la mort de notre espèce.Un projet fédérateur, un climat propice à l'épanouissement de l'homme, au fondement de cela il y a le Don.
samedi, novembre 18, 2006
les nombres et la description du réel
C'est le caractère psychologique de la foule qui doit faire l'objet d'une étude approfondie pour connaître les secrets de cette alchimie qui permet à l'homme de suivre tantôt un chemin vertueux ou vicieux. Eros ou Thanatos.
Découvrir comment maintenir une cohésion sociale d'ensemble, favoriser le développement, (ici en opposition à la croissance) et produire le seule chose moralement défendable : la production de joie de vivre. C'est un objectif. En fait l'objectif principal.
Alors comment faire ? Se persuader que tout va bien et que l'on est heureux, la solution méthode "coué" appliquée à un immense agrégat d'esprits humains ? Non, ça parait si certain. Mais en fait il ne faut pas écarter totalement ce facteur, car ces effets sont parfois importants, notament dans la propagation d'un ressentiment. D'ailleurs, on parle bien de sinistrose...
Enfin, il apparait plus cohérent de se reporter vers les idéaux. Tout un programme, à suivre.
vendredi, novembre 17, 2006
Prométhée, Eros et Thanatos
mardi, novembre 14, 2006
vieux chiffons, le fond des placards de mon esprit
Encore faut-il savoir de quoi on parle, au delà de l'aspect sensitif qui nous frappe tous (que faire de mes trois voitures), il convient de rappeler deux ou trois points.
La croissance économique est plus qu'une formule, c'est le sésame que l'on nous a vendu pour le bien être universel. Dans la bouche des politiques, reprise en écho dans un vertigineux tourment médiatique et sociétal, elle représente l'issue.
Sans rentrer dans le détail du raisonnement de M. Georgescu-Roegen qui nous montre l'impasse de la croissance, on peut simplement constater que malgré l'augmentation de notre PIB, les choses vont de mal en pis.
On a voulu faire coïncider la modélisation d'un développement économique avec celui du développement humain. Grosse erreur que d'enfermer l'homme dans un schéma dénué de tout aspect émotionnel.
Il suffit de regarder le monde tel qu'il est, comment la société évolue avec rage et violence face à un environnement hostile. Compétition, importation, productivité, benzodiazépine, viol, fondamentalisme, c'est sur il y a croissance !
Dans un monde où l'actionnariat privé régit les lignes directrices de la société, le capitalisme fait face à ses démons et oublie encore une fois que l'homme est plus important que l'argent, car sans homme il n'y a plus d'argent.
Pour défendre la possibilité d'un développement soucieux de l'humain et de l'humanité futur, il faut changer drastiquement notre façon de concevoir le monde, comment ?
Provoquer l’avenir
L’histoire de l’humanité nous a permis de comprendre a quel point l’homme est capable d’évoluer pour organiser sa vie et l’espace qui l’entoure. Derrière la vision globale de constante évolution de notre espèce on doit tout de même accepter de comprendre qu’il reste encore beaucoup de chemin à accomplir. En effet, de nombreux archaïsmes subsistent et nous offrent régulièrement des spectacles absurdes que le fait de voir ne nous poussent pourtant pas à régair. Génocides, massacres, exploitations, guerres, obscurantisme religieux, il reste de nombreux terrains où des améliorations qui au delà du possible sont obligatoires.
«Rien n’est de constant si ce n’est le changement ». Effectivement si cela reste vrai pour le terme changement, ce n’est pas nécessairement synonyme de progrès.
Le monde est théorisé de toute part : sciences physiques, économiques, artistiques, sociales, de nombreuses idées, véhiculées par un monde où le rythme des communications et des échanges n’a jamais atteint un tel niveau, nous sont proposés pour nous aider à comprendre, à forger nos croyances et bien souvent pour nous convaincre. Si bien que parfois, beaucoup de nos congénères pensent qu’il ne pourront rien inventer et que la vie, leur vie, doit se résumer à une survie, sur ou sous alimenté en biens et services d’utilités variables, mais également par des modes de pensées génériques.
La situation actuelle de notre société –mais de laquelle parle-t-on ?- nous fait doucement glisser vers une situation d’urgence qui verra naître des périodes d’exception, comme une répétition du rythme des phases « historiques » à celle, plus léthargiques, que nous traversons en ce moment. Notre histoire n’a rien de linéaire elle se nourri de périodes de tensions qui entraînent des bouleversements affectant tous les corps de la société.
Le progrès technique est une illustration, mais aussi une composante propre, de cette évolution chaotique. J. A. Schumpeter, théoricien, économique iconoclaste, plaçait le progrès technique au centre des grandes évolutions de nos sociétés, cela est indéniable. Mais par quoi est muée cette soif de découvertes, si ce n’est par la nature profondément désireuse de l’être humain. Désireuse de surpasser la nature et sa propre nature pour satisfaire ses désirs. Désirs qui sont parfois comparables à des ambitions et à une soif de pouvoir qui se doit d’écraser le désir d’autrui. Dans un « triomphe de la volonté », cette célébration de l'esprit de Thanatos, les nazis ont asouvi leur désirs de mort en écrasant autrui, faisant basculer la planète dans une horreur qui ressurgie ponctuellement.
Longtemps basé sur les désirs d’un seul homme, groupe d’homme, peuples ou nations, les désirs doivent aujourd’hui devenir collectifs. De cette manière et de cette manière seulement nous pourrons évoluer et provoquer l’avenir…
mercredi, novembre 08, 2006
Du bonheur au travail
C'est une angoisse profonde et récurrente qui mine bon nombre d'entre nous. Le manque de confiance en soit, en son propre pouvoir intérieur, de briller de mille feux et de pouvoir, pour un temps, illuminer ce qui nous entoure. Que ce soit par la peinture, la musique, l'écriture, nous pouvons tous faire passez nos idées, notre production, dont on se fout qu'elle soit marchande car elle conduit à la production de joie de vivre.
On n'est pas heureux lorsque l'on est qu'un instrument au service d'un autre, lui même intégrer dans une superstructure complexe où l'être s'anihile. Le travail est abrutissant, il apporte en ce sens la paix du soumis, tapis dans son lit.
On rentre ici dans une contradiction où la production de la joie de vivre, mise en balance par le travail, n'apporte pas la paix. Non, c'est vrai. Contrairement à ce que l'on croit, la paix n'est pas un état naturel pour l'homme, le plus perfectionniste adorateur du désordre et du tumulte.
jeudi, novembre 02, 2006
Le ressac, le temps et l'espace
La société nous a pourtant donner la capacité d'imaginer pouvoir prendre directement notre destin entre nos mains. La technique rend aujourd'hui possible des transits d'information rapides, de la masse aux sommets, de créer ce ressac qui permet un aller retour quasi-instantané entre les préoccupations du peuple et les transcriptions affectant la vie commune.
Il faut réformer les instances de fonctionnement de la société, tout le monde le pense, mais rien n'est concrètement proposé. Cela serait-il du au fait que les dirigents n'aient pas envie de modifié un système dont ils ont réussi à prendre le contrôle ?
S'il est question de but à atteindre, combien seront ce qui penseront que c'est de rendre l'humain heureux ?
La question du temps reste centrale, c'est le bien le plus rare, associé à l'idée de la mort, le temps nous renvoi à cette fin qui nous attends en définitive. J'ai parfois l'impression qu'autrefois le manque de temps poussait les hommes à dépasser leur limite, tandis qu'aujourd'hui, bon nombre pense avoir "le temps". Lucidité ou dégât collatéral de notre sur-sasiété ?
Que la mort soit envisagée d'un point de vue individuel, personnel, c'est une figure imposée de notre programme, mais elle doit être également envisagée sous l'angle collective. Nous sommes aujourd'hui à un stade de développement que, ayant atteint l'age de raison, notre espèce est aujourd'hui consciente de son processus d'autodestruction.
Nicholas Georgescu-Roegen:
C'est seulement à cause de sa nature biologique que l'homme a le souci de ses descendants immédiats, mais généralement non point au delà de ses arrière-petits-enfants. Et il n'y a ni cynisme ni pessimisme à croire que, même si on lui faisait prendre conscience de la problématique entropique de l'espèce humaine, l'humanité n'abandonnerait pas volontiers ses fastes actuels en vue de faciliter la vie des humains qui naîtront dans dix mille ans, voire dans mille ans seulement.
La Terre est le berceau de l’humanité, mais l’homme n’est pas fait pour passer toute sa vie dans son berceau.
J'ai faim !
Je fais parfois une pause, entammant une lente et douloureuse digestion du commun. Je sens alors cet effroyable vertige de dépression, conséquence de ma boulimie permanente, je ne trouve pas d'issue, je rechute dans mon quotidien, je m'abruti pour ne plus penser.
Même ces chose là, je les consomme avec une habitude toxique semant la stérilité dans mon esprit. L'assommoire moderne est protéiforme, diffusé en réseaux, omniprésent, opressant.
Mais fais toi donc à l'idée !! Consume toi dans ta soif autophage, détruit toi c'est ta seule voie d'existance, simple celulle d'une tumeur maligne nomé humanité.
Je me demande quelle est la finallité ? Subir et mourir, pas d'autres alternatives...
L'estomac vide a été de tout temps le moteur de la révolte. Ayant compris ça, nous nous assenons une overdose de nouriture pour notre corps mais désormais aussi pour notre esprit.
J'ai faim mais envie de vomir, comme à la sortie d'une orgie à bas prix, faite de frittes grasse et de sandwich plastifié où l'on fornique avec l'ennui . J'arrive au point de non-retour, je ne suis pas seul, ça me fait peur...
Prélude
Sans doute car je suis assez térrifié par ce qui se dessine jour après jour sous mes yeux. Du statut de simple passager de mon existence, de bête abruti ayant pour fonction de consommer, je veux devenir acteur de mon destin. A ma toute simple échelle je perçois l'étendu de la "vallée de larmes" qu'est une existence. Je n'ai pas de but, je participe d'un mouvement, fou et vulgaire, une paupérisation de l'esprit, une aliénation et je cheche d'autres moyens pour m'abrutir, tenir?
Mes desirs ne sont pas que commerciallement exploitables, bon nombre d'entres eux certes, mais pas tous. Il me reste cette envie de parvenir à modifier le présent, ce futur proche, pour voir la raison - la seule l'unique, laquelle ?- reprendre sa place, au coeur de notre vie communautaire d'êtres humains.


