Je ne connaissais pas Alain BADIOU. J'ai vu son nom au travers des premières pages de Libération qui, au travers d'un éditorial toujours aussi asceptisé, mettait en garde contre cette génération de penseurs et philosophes rejettant le modèle démocratique.
Je me suis donc rué vers le livre dont il était fait référence. Un petit ouvrage, mais quel ouvrage. Tout mes opinions y était défendues, et non pas par n'importe quel crétin, mais un professeur de philosophie de l'école normale supérieur, reconnu au dela même de l'hexagone.
Comme vous pouvez ou pourrez le constater, les titres de mes articles antérieurs traitent de l'obligation de croire en l'hypothèse communiste, mais dénoncent également -à mon humble niveau- la transcendantale petainiste décrite par BADIOU.
Alors de quoi Sarkozy est-il le nom ? Si vous n'avez pas pris soin de lire l'ouvrage je vous renvoi vers cette page : http://www.relectures.org/spip.php?article4
Pour en savoir plus sur l'auteur, vers son Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Badiou
Pour résumer, notre système démocratique est en fait intrinsèquement lié au système capitaliste et "propose" à ces citoyens-élécteurs un non-choix récurrent entre la peur (La droite représentée par notre minable président) et la peur de cette peur (La gauche lénifiante qui n'a pour seul programme la peur sucitée par la droite). Ce non-choix conduit de manière systématique à reproduire dans le fond un système invariable, capitalistique, exploitant les plus pauvres pour profiter aux plus riches. La gauche ne mettant que quelques artifices pour faire passer la pillule. Petit apparté à ce stade : ne pensez-vous pas que la gauche soit plus à même de mener la politique la plus antisociale qui soit ? Regardez les exemples passés...
Ce qui change aujourd'hui avec l'arrivé de l'homme au look de "cadre moyen d'une banque de second rang" aux plus hautes fonctions c'est la résurgence de ce que BADIOU appelle le petainisme transcendental. Cet état de médiocrité dépressive qui pousse les français à chercher de mauvais réponses à de vrais problèmes, en se livrant à la peur et permettant tous les abus : peur des étrangers, peurs des autres cultures, peur du lendemain. C'est bien sur le fondement de ces peurs que se construit un état répressif autorisant par des lois des actes qui apparaisaient il y a encore vingt ans comme impossibles. Notons à cet endroit la dernière folie du minable président : la rétention de sureté pour que les criminels ayant purgé leur peine ne puisse plus ressortir (pourquoi alors leur donner une peine, autant enfermer les concernés -dont il suffira d'élargir les critères de choix- ad vitam). Nos députés -garant de la volonté populaire- ont accepté ce principe au motif qu'il était déjà appliqué dans d'autres pays, notammment en Allemagne où le décret date de novembre 1933 et est signé d'Adolf Hitler en personne. Mais cette anecdote nous permet de rebondir sur l'effet de mimétisme et la loi du nombre. BADIOU pose ainsi la question de savoir si le suffrage universel doit être respecté indépendament des effers qu'il produit ? Reprenant l'exemple des majorités ayant porté Hitler ou Pétain au pouvoir, l'auteur se permet d'en douter. Et au dela de la question du nombre et du fait qu'il ne soit plus aujourd'hui admis de critiquer le suffrage universel à moins de passer pour le dernier des fascistes, posons-nous la question de savoir si les germes du fascisme ne sont pas déjà dans l'appareil d'état qui nous impose le vote. Car si cet appareil contrôle ce qui peut être voté, il n'y pas de liberté. Et force est de constater qu'il n'y a aujourd'hui plus de liberté.
Nous sommes dans un système proche de l'ancien régime, où les castes dominantes se reproduisent en circuits fermés : politiciens, fils et filles de politiciens, acteurs, fils et filles d'acteurs, de chanteurs, etc....
Comme je l'avais déjà effleuré dans un de mes derniers billets, la question de l'indaptation du contrat social bicentenaire et du blanc-sein systématiquement donné aux élus doit être débattue. Je pense que tout système à même de promouvoir le "chemin vertueux" aura pour première tâche de s'occuper de l'organistaion du pouvoir politique. Imagnons ainsi un monde où il ne soit possible que d'exercer que deux mandats, pour quelle que fonction que ce soit (un mandat de maire et un autre de président et hop, la retraite du milieu politique du point de vue du mandat éléctif). Imaginez l'obligation de renouvellement et les changements que cela produiraient ! Ainsi mourrerait l'élu professionnel et pourait vivre un système politique citoyen.
Cela n'est pas aborder par BADIOU qui s'attache à démonter la mécanique de la démocratie capitaliste en vue de défendre l'hypothèse communsite.
Pour en revenir à l'édito de Libération, je pense que nous n'avions pas du lire le même ouvrage, il n'y a aucune nostalgie d'un retour aux expériences communsites du XXe siècle. Il n'y a aucune attaque contre la démocratie, dans le sens noble du terme, mais il y a bien des attaques contre ces démocraties fantoches qui sont les notres.
Je me suis donc rué vers le livre dont il était fait référence. Un petit ouvrage, mais quel ouvrage. Tout mes opinions y était défendues, et non pas par n'importe quel crétin, mais un professeur de philosophie de l'école normale supérieur, reconnu au dela même de l'hexagone.
Comme vous pouvez ou pourrez le constater, les titres de mes articles antérieurs traitent de l'obligation de croire en l'hypothèse communiste, mais dénoncent également -à mon humble niveau- la transcendantale petainiste décrite par BADIOU.
Alors de quoi Sarkozy est-il le nom ? Si vous n'avez pas pris soin de lire l'ouvrage je vous renvoi vers cette page : http://www.relectures.org/spip.php?article4
Pour en savoir plus sur l'auteur, vers son Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Badiou
Pour résumer, notre système démocratique est en fait intrinsèquement lié au système capitaliste et "propose" à ces citoyens-élécteurs un non-choix récurrent entre la peur (La droite représentée par notre minable président) et la peur de cette peur (La gauche lénifiante qui n'a pour seul programme la peur sucitée par la droite). Ce non-choix conduit de manière systématique à reproduire dans le fond un système invariable, capitalistique, exploitant les plus pauvres pour profiter aux plus riches. La gauche ne mettant que quelques artifices pour faire passer la pillule. Petit apparté à ce stade : ne pensez-vous pas que la gauche soit plus à même de mener la politique la plus antisociale qui soit ? Regardez les exemples passés...
Ce qui change aujourd'hui avec l'arrivé de l'homme au look de "cadre moyen d'une banque de second rang" aux plus hautes fonctions c'est la résurgence de ce que BADIOU appelle le petainisme transcendental. Cet état de médiocrité dépressive qui pousse les français à chercher de mauvais réponses à de vrais problèmes, en se livrant à la peur et permettant tous les abus : peur des étrangers, peurs des autres cultures, peur du lendemain. C'est bien sur le fondement de ces peurs que se construit un état répressif autorisant par des lois des actes qui apparaisaient il y a encore vingt ans comme impossibles. Notons à cet endroit la dernière folie du minable président : la rétention de sureté pour que les criminels ayant purgé leur peine ne puisse plus ressortir (pourquoi alors leur donner une peine, autant enfermer les concernés -dont il suffira d'élargir les critères de choix- ad vitam). Nos députés -garant de la volonté populaire- ont accepté ce principe au motif qu'il était déjà appliqué dans d'autres pays, notammment en Allemagne où le décret date de novembre 1933 et est signé d'Adolf Hitler en personne. Mais cette anecdote nous permet de rebondir sur l'effet de mimétisme et la loi du nombre. BADIOU pose ainsi la question de savoir si le suffrage universel doit être respecté indépendament des effers qu'il produit ? Reprenant l'exemple des majorités ayant porté Hitler ou Pétain au pouvoir, l'auteur se permet d'en douter. Et au dela de la question du nombre et du fait qu'il ne soit plus aujourd'hui admis de critiquer le suffrage universel à moins de passer pour le dernier des fascistes, posons-nous la question de savoir si les germes du fascisme ne sont pas déjà dans l'appareil d'état qui nous impose le vote. Car si cet appareil contrôle ce qui peut être voté, il n'y pas de liberté. Et force est de constater qu'il n'y a aujourd'hui plus de liberté.
Nous sommes dans un système proche de l'ancien régime, où les castes dominantes se reproduisent en circuits fermés : politiciens, fils et filles de politiciens, acteurs, fils et filles d'acteurs, de chanteurs, etc....
Comme je l'avais déjà effleuré dans un de mes derniers billets, la question de l'indaptation du contrat social bicentenaire et du blanc-sein systématiquement donné aux élus doit être débattue. Je pense que tout système à même de promouvoir le "chemin vertueux" aura pour première tâche de s'occuper de l'organistaion du pouvoir politique. Imagnons ainsi un monde où il ne soit possible que d'exercer que deux mandats, pour quelle que fonction que ce soit (un mandat de maire et un autre de président et hop, la retraite du milieu politique du point de vue du mandat éléctif). Imaginez l'obligation de renouvellement et les changements que cela produiraient ! Ainsi mourrerait l'élu professionnel et pourait vivre un système politique citoyen.
Cela n'est pas aborder par BADIOU qui s'attache à démonter la mécanique de la démocratie capitaliste en vue de défendre l'hypothèse communsite.
Pour en revenir à l'édito de Libération, je pense que nous n'avions pas du lire le même ouvrage, il n'y a aucune nostalgie d'un retour aux expériences communsites du XXe siècle. Il n'y a aucune attaque contre la démocratie, dans le sens noble du terme, mais il y a bien des attaques contre ces démocraties fantoches qui sont les notres.
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