vendredi, avril 10, 2009

Ma révolution

Quel titre curieux. Ma révolution...
Que dire, comment le dire, comment faire entendre ma voix dans cet océan de lassitude.
Qu'est ce qui importe vraiment ? Qu'est ce qui mérite une révolution et contre quoi s'insurger ?
Je me révolte avant tout contre le nihilisme de notre société ; qu'elle est son but ? Je ne crois me tromper en disant que ce qui est le plus affligeant c'est que nous errons sans but, comme des enfants avançant dans le noir, étranglés par nos peurs.
Ce qui compte pour moi c'est la recherche du bonheur, non pas le bonheur matériel qu'on s'acharne à nous vendre avec renfort de publicités. C'est bien d'agir en ayant à l'esprit que chacun de nos actes se doit d'être guidé par un impératif : celui de concourir au bonheur. Cela peut paraitre évident et enfantin mais la société, le monde n'est qu'un ramassis de contre-exemples à cette recherche.
J'ai envie de vomir en voyant le spectacle quotidient des "informations", de cette crasse inexpugnable qui habite l'être humain, des passe-droits et des privilèges, de la stigmatisation et du profit comme simple but.
Assouvir, assouvir ses fantasmes, ses besoins steriles de voiture ou de téléphone, cette joie de pouvoir souiller, que ce soit le monde où les autres.
Il faudrait que je parviennes à faire preuve d'empathie pour que je puisse pleurer enfin devant la misère de la pensée humaine. Le cynisme ambient, relayé par une caste dirigeante d'un système qui n'est qu'une simple évolution de la loi du plus fort, me fait peur.
J'ai le choix d'avoir peur ou d'avoir peur de ma peur, mais ormis cela, je n'ai point de choix.
Si ce n'est celui de faire ma propre révolution. Je le dois à moi même et surtout à mes enfants, pour ne pas avoir à rougir dans le futur.
Il est temps de prendre les armes, d'aiguiser les mots, de prendre part au débat.
Tout peut changer, tout doit changer, je dois agir pour le changement.
Que ce soit le système politique, que notre façon de concevoir l'existence et notre rapport aux autres, tout doit changer.
Je fais aujourd'hui une sorte de serment, une promesse faite à moi même, de contribuer enfin à la seule quête qui vaille la peine d'être poursuie pendant notre court passage sur terre : celui de faire le bien, d'agir par et pour lui.
Il n'est rien de messianique et cela peut paraitre un message absurde, mais je porterais ce message. Je tenterais à ma façon de proposer une autre vision du monde et de promouvoir ma révolution.